17 juillet 2021

Acheteurs de Bitcoin, méfiez-vous : les investisseurs doivent faire attention à la spéculation galopante

Par admin2020

Les familles doivent être vigilantes en cas de secousse sismique sous leurs avoirs financiers. C’est ce qu’on appelle la spéculation galopante – acheter à n’importe quel prix dans l’espoir d’encaisser à un meilleur prix.

Les fluctuations extrêmes des prix du Bitcoin et d’autres crypto-monnaies en sont un exemple. Ils sont décrits par les lauréats du prix Nobel d’économie comme une bulle spéculative et par un président de la Réserve fédérale comme un stratagème de Ponzi. Malgré ces jugements sobres, ils restent appréciés des commerçants pour leurs prix fluctuants.

Cette série de spéculations rappelle les illusions populaires historiques : la Tulip Mania de 1636, la bulle des mers du Sud de 1720 et le boom de l’Investment Trust de 1929. Ils ont fait faillite.

Les investisseurs se souviennent des tragédies canadiennes : la fraude de Bre-X Minerals qui a culminé à 290 $ en 1997 puis a fait faillite, Nortel Networks dont les actions sont passées de 124,50 $ en 2000 à 0,39 $ avant la faillite, et la frénésie des dot-com qui s’est évaporée en 2002.

Les perspectives pour le commerce enthousiaste des crypto-monnaies d’aujourd’hui s’assombrissent.

Notre Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine évaluent l’introduction de monnaies numériques qui seraient rattachées à leurs monnaies nationales. L’émission de monnaie numérique soutenue par le gouvernement à des fins commerciales supprimerait une grande partie de la demande spéculative de crypto-monnaies qui n’ont aucune valeur intrinsèque.

En outre, la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario a averti les spéculateurs qui négocient des crypto-monnaies que “les plates-formes de négociation d’actifs cryptographiques non enregistrées exposent les investisseurs ontariens à des risques importants, notamment la perte, le vol et l’utilisation abusive de leurs actifs”.

La spéculation ne se limite pas au trading d’argent virtuel.

Le logement et les stocks sont les plus grands atouts des familles. Pendant des années, nos maisons ont été évaluées en moyenne à deux à quatre fois le revenu après impôt des ménages. Désormais, les acheteurs spéculatifs paient plus de 10 fois leurs revenus à mesure que les coûts d’emprunt augmentent.

En outre, pendant de nombreuses années, les cours des actions de l’indice Standard & Poor’s 500 ont représenté en moyenne 15 fois les bénéfices déclarés de leurs sociétés. La spéculation actuelle a poussé ces prix à trois fois ce multiple. Les actions canadiennes ne sont également plus à prix d’aubaine.

Cette vague de spéculation peut être attribuée aux milliers de milliards de dollars que nos gouvernements ont distribués pour inverser la récession du COVID-19 pendant le verrouillage. À mesure que les économies se redresseront, ce stimulus s’estompera. Les bons moments ne peuvent pas durer.

Les propriétaires et les investisseurs veulent savoir s’ils sont confrontés à de graves risques de baisse. Considérer ce qui suit.

Notre taux hypothécaire minimum a récemment été augmenté. C’était une autre d’une série de mesures visant à réduire les emprunts excessifs pour acheter des maisons inabordables et pourrait être suivie de restrictions supplémentaires. Mais plus critique que les restrictions sur la demande sera une augmentation inévitable de l’offre si les propriétaires se démènent pour vendre et décrocher leurs bénéfices avant que les prix ne chutent. La baisse des prix des logements pourrait être considérable.

Le risque boursier est tout aussi préoccupant. Les bénéfices des entreprises doivent être multipliés par trois simplement pour justifier les cours boursiers actuels. Lorsque les paiements de relance du gouvernement cessent et que l’épargne des ménages est dépensée, la reprise économique anticipée peut être de courte durée. Lors de la pandémie de l’année dernière, les cours des actions se sont avérés extrêmement vulnérables lorsque les bénéfices des entreprises ont baissé.

Les cours boursiers futurs pourraient refléter les projets d’infrastructure très médiatisés qui dépendent de la poursuite des dépenses publiques. Investir dans de tels projets nécessite une analyse financière qualifiée.

N’oublions pas qu’après le passage du virus et des variantes, il restera un héritage d’immenses dettes gouvernementales contractées au cours des deux dernières années. L’inflation qui en résulte fait déjà monter les taux d’intérêt.

Alors les familles demandent ce qu’elles doivent faire. Le meilleur conseil d’investissement aujourd’hui est de consulter un gestionnaire de portefeuille expérimenté qui a accompagné ses clients à travers les cycles économiques précédents.

Un investissement à long terme réussi nécessite un équilibre flexible entre les obligations pour la stabilité aujourd’hui et les actions pour la croissance demain. Les stocks qui sont intrinsèquement instables ne peuvent pas assurer la stabilité.

La hausse des taux d’intérêt rappelle la crise vécue par les investisseurs qui détenaient des obligations à long terme au cours des années 1970 – ils ont subi des pertes à deux chiffres lorsque les taux d’intérêt ont augmenté. Les gestionnaires expérimentés savent qu’un moyen sûr d’assurer la stabilité et la hausse des revenus est de détenir des échéances courtes qui se renouvellent à mesure que les taux augmentent.

C’est un truisme qu’un titre ne convient pas à tous les investisseurs. Chaque famille est différente. Des conseillers en placement indépendants adaptent chaque politique de portefeuille pour répondre aux besoins particuliers du client et pour sélectionner les titres appropriés.

Leur rémunération est uniquement une commission basée sur la valeur du portefeuille et non sur les commissions de négociation ou la vente de fonds. Ils respectent la règle fiduciaire, pour faire primer l’intérêt du client.

Norm Stefnitz est un analyste financier et conseiller en placement à la retraite. Désormais rédacteur indépendant, il analyse les conditions économiques et financières et peut orienter les familles vers un gestionnaire de portefeuille adapté. Il est joint à n.stefnitz@cogeco.ca.




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