16 juin 2021

Hausse timide en Europe, hésitation à Wall St avant la Fed Par Reuters

Par admin2020

© Reuters. Les principales Bourses européennes, Francfort exceptée, ont terminé en légère hausse mercredi. À Paris, le CAC 40 a gagné 0,2%. A Londres, le FTSE 100 a avancé de 0,17% alors qu’à Francfort, le Dax abandonnait 0,12%. /Photo d’archives/REUTERS/R

PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes, Francfort exceptée, ont terminé en légère hausse mercredi, la neuvième clôture positive d’affilée pour l’indice , même si l’attente des annonces de la Réserve fédérale américaine a limité la prise de risque.

À Paris, le a gagné 0,2% (13,13 points) à 6.652,65 points après un nouveau plus haut de près de 21 ans à 6.659,38.

A Londres, le a avancé de 0,17% alors qu’à Francfort, le abandonnait 0,12%.

L’indice a terminé sur une hausse de 0,2%, le a pris 0,26% et le Stoxx 600 0,23%.

Ce dernier n’avait pas enregistré neuf séances consécutives de hausse depuis plus de trois ans et demi.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait en ordre dispersé: le cédait 0,07% et le Standard & Poor’s 500 était pratiquement inchangé alors que le gagnait 0,2% sur fond de baisse des rendements des bons du Trésor, un mouvement favorable aux valeurs technologiques.

La Fed doit publier à 18h00 GMT les conclusions de sa réunion de politique monétaire; si les investisseurs ne s’attendent à aucune modification des taux et des achats d’actifs, ils étudieront attentivement les nouvelles prévisions économiques de l’institution et seront à l’affût de toute indication nouvelle sur l’évolution future des achats, que ce soit dans le communiqué ou lors de la conférence de presse de Jerome Powell, son président, à partir de 18h30 GMT.

Jerome Powell, “qui jouit d’un extraordinaire capital confiance et qui est parvenu à peu de frais à mettre fin au mouvement de rebond des taux d’intérêt, joue gros”, explique Eric Bourguignon, directeur des activités sur titres pour compte de tiers chez Swiss Life Asset Managers France.

“Que l’inflexion attendue dans l’évolution des prix tarde à se concrétiser, que les salaires commencent à accélérer, nul doute que ce capital fondra en effet alors aussi rapidement que les taux s’envoleront sur le marché de la dette aux Etats-Unis comme sur les autres places financières de la planète.”

VALEURS

En Europe, le secteur du tourisme et des loisirs a une nouvelle fois enregistré la meilleure performance du jour, un gain de 1,26%, après l’accord au sein de l’Union européenne sur la réouverture des frontières de l’UE aux touristes américains.

A l’opposé, celui des banques a souffert de la baisse des rendements obligataires de référence. À Paris, Société générale (PA:) (-2,40%), Crédit agricole (PA:) (-1,64%) et BNP Paribas (PA:) (-1,29%) figurent ainsi parmi les plus fortes baisses du CAC 40.

En tête du CAC, Worldline a pris 2,04% après son entrée dans la liste des valeurs préférées de Goldman Sachs (NYSE:).

LES INDICATEURS DU JOUR

En Chine, la croissance de la production industrielle, celle des ventes au détail et celle de l’investissement ont été inférieures aux attentes en mai.

CHANGEMENTS

Le dollar est inchangé par rapport aux autres grandes devises, les cambistes attendant les déclarations de la Fed pour prendre de nouvelles positions. L’euro se traite à 1,2117 dollar.

La livre sterling, elle, s’apprécie face au billet vert (+0,18%) comme face à la monnaie unique (+0,24%) après les statistiques mensuelles des prix à la consommation au Royaume-Uni, l’inflation, à 2,1% sur un an en mai, ayant dépassé l’objectif de 2% que s’est fixé la Banque d’Angleterre.

TAUX

L’attente des décisions de la Réserve fédérale et des déclarations de son président favorise la baisse des rendements obligataires des deux côtés de l’Atlantique: celui du Bund allemand à dix ans a cédé près de deux points de base sur la journée à -0,249% et celui des Treasuries de même maturité recule de plus d’un point à 1,4854%.

PÉTROLE

En hausse pour la cinquième séance d’affilée, les cours du pétrole ont amplifié leur progression après l’annonce par l’Energy Information Administration (EIA) américaine d’une baisse plus forte qu’attendu de 7,4 millions de barils des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière.

Le , au plus haut depuis avril 2019, gagne 1,14% à 74,83 dollars le baril et le (West Texas Intermediate, WTI) prend 1% à 72,84, son plus haut niveau depuis octobre 2018.

(Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot)




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