17 juin 2021

La mauvaise surprise de la Fed vite digérée en Bourse Par Reuters

Par admin2020

© Reuters. Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé jeudi. À Paris, le CAC 40, qui a perdu jusqu’à 0,31%, affiche ainsi en clôture une progression de 0,21%. A Londres, le FTSE 100 a reculé de 0,44% mais à Francfort, le Dax a pris 0,11%. /Photo d

(Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé jeudi mais bien au-dessus de leurs plus bas du début de séance, le rebond du Nasdaq américain leur ayant permis de reprendre du terrain dans l’après-midi après la mauvaise surprise du changement de ton de la Réserve fédérale américaine.

À Paris, le , qui a perdu jusqu’à 0,31%, affiche ainsi en clôture une progression de 0,21% (13,61 points) à 6.666,26 points qui porte à plus de 20% sa hausse depuis le 1er janvier.

A Londres, le a reculé de 0,44% mais à Francfort, le a pris 0,11%. L’indice a terminé sur une hausse de 0,15% alors que le abandonnait 0,07% et le 0,12%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait elle aussi dans le désordre: le perdait 0,55% mais le Standard & Poor’s 500 était pratiquement inchangé et le reprenait près de 1%, effaçant la totalité de ses pertes des deux séances précédentes.

Beaucoup d’investisseurs ont été surpris par la Fed, qui a laissé entendre mercredi qu’elle pourrait réduire ses achats d’obligations sur les marchés et relever les taux d’intérêt plus tôt qu’anticipé jusqu’à présent.

Mais après avoir accusé le coup mercredi, les grandes valeurs technologiques américaines, très sensibles à la perspective d’une hausse des taux d’intérêt, regagnent du terrain, ce qui a rassuré les marchés européens, des analystes soulignant que les perspectives de croissance économique et de rebond des résultats restent très porteuses.

TAUX

Parallèlement, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans, qui avait augmenté de plus de six points de base en quelques minutes après les annonces de la Fed, efface la majeure partie de cette hausse: il revient à 1,5108% (-6,2 points de base) contre 1,594% au plus haut mercredi.

Les rendements européens ont logiquement réduit leurs gains en fin de séance: le dix ans allemand, monté à -0,149% en début de matinée, finit la journée à -0,194%.

VALEURS

En Europe, le reflux des rendements a réduit les gains des valeurs bancaires, qui affichaient à mi-séance la meilleure performance sectorielle du jour: leur indice Stoxx ne gagne en clôture que 0,38% et à Paris, BNP Paribas (PA:), Société générale (PA:) et Crédit agricole (PA:), qui prenaient plus de 2% à la mi-journée, ont ramené leurs gains entre 0,3% et 1,1%.

Le compartiment des matières premières (-2,47%) a parallèlement souffert de la hausse du dollar, utilisé pour la cotation de la plupart d’entre elles.

La baisse la plus spectaculaire du jour est pour le laboratoire pharmaceutique allemand CureVac, dont l’action a chuté de 44,29% après l’annonce d’une efficacité limitée à 47% de son vaccin contre le COVID-19.

LES INDICATEURS DU JOUR

Aux Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté pour la première fois depuis avril, à 412.000 après 375.000 la semaine précédente. L’indice d’activité “Philly Fed” a par ailleurs légèrement reculé à 30,7 après 31,5 en mai.

Dans la zone euro, Eurostat a confirmé que l’inflation avait atteint 2,0% en rythme annuel en mai, dépassant ainsi l’objectif que s’est fixé la Banque centrale européenne (BCE).

CHANGEMENTS

Le dollar poursuit face aux autres grandes devises, la remontée entamée immédiatement après la publication du communiqué de la Fed: il s’apprécie de 0,8% face à un panier de devises de référence contre lequel il a déjà pris 0,66% mercredi.

L’euro revient ainsi à 1,1907 dollar, au plus bas depuis le 13 avril, contre plus de 1,2130 au plus haut la veille.

PÉTROLE

Le marché pétrolier souffre de l’appréciation du dollar, qui prend le pas sur les perspectives solides de reprise de la demande de brut.

Le abandonne 1,71% à 73,12 dollars le baril et le (West Texas Intermediate, WTI) 1,51% à 71,06 dollars.

(Marc Angrand, édité par Jean-Stéphane Brosse)




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