12 mai 2021

Nouvelle baisse en vue à Wall Street avant l’inflation US Par Reuters

Par admin2020

© Reuters. Wall Street est attendue en baisse tandis que les Bourses européennes évoluent dans le désordre mercredi à mi-séance. À Paris, le CAC 40 perd 0,06% vers 11h20 GMT et à Francfort, le Dax prend 0,3. À Londres, le FTSE avance de 0,35%. /Photo prise l

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) – Wall Street est attendue en baisse tandis que les Bourses européennes évoluent dans le désordre mercredi à mi-séance dans l’attente des chiffres de l’inflation américaine dont certains investisseurs craignent un emballement qui pourrait précipiter le resserrement monétaire de la Réserve fédérale.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en recul d’environ 0,4% pour le S&P-500 et pour le et de 0,6% pour le . Les trois indices ont perdu de 0,1% à 1,4% mardi sur de nouvelles inquiétudes d’un retour de l’inflation.

À Paris, le perd 0,06% à 6.263,91 points vers 11h20 GMT et à Francfort, le prend 0,3%.

À Londres, le avance de 0,35%, soutenu par la première estimation du produit intérieur brut. Si au premier trimestre, le PIB britannique a baissé de 1,5%, il a rebondi plus que prévu sur le seul mois de mars (+2,1%), ce qui renforce l’optimisme sur la reprise.

L’indice paneuropéen s’octroie 0,29%, l’ de la zone euro recule de 0,01% et le avance de 0,28%.

Au rang des bonnes nouvelles, la Commission européenne a relevé ses prévisions de croissance pour la zone euro cette année et en 2022 avec les campagnes de vaccination et la levée progressive des restrictions.

Mais le marché attend surtout la publication de l’indice des prix à la consommation aux Etats-Unis pour le mois d’avril, qui tombera à 12h30 GMT, soit une heure avant l’ouverture à New York.

Les acteurs du marché redoutent qu’une accélération de l’inflation ne soit pas temporaire, contrairement à ce que prévoit la Réserve fédérale, et contraigne la banque centrale américaine à modifier sa politique monétaire en réduisant ses achats de titres puis éventuellement en relevant ses taux d’intérêt.

Les économistes interrogés par Reuters tablent sur une hausse des prix en avril de 3,6% sur un an et de 2,3% pour l’indice des prix hors produits alimentaires et énergie.

En Allemagne, l’inflation harmonisée aux normes européennes (IPCH) a atteint 2,1% sur un an en avril, dépassant pour le deuxième mois d’affilée l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE).

En France, elle s’est élevée à 1,6% en rythme annuel, selon des données définitives.

VALEURS EN EUROPE

Parmi les résultats du jour en Europe, Commerzbank (DE:), en pleine restructuration, gagne 6,95% après avoir renoué avec un bénéfice au premier trimestre et relevé ses perspectives de revenus annuels.

ABN Amro chute en revanche de 9,33% a fait état d’une baisse plus importante que prévu de son revenu d’intérêts net et d’une amende de 480 millions d’euros pour blanchiment d’argent.

Bayer (DE:), en tête du Dax, avance de 5,02% et Diageo (LON:), premier contributeur à la hausse du FTSE, de 3,81% après leurs publications trimestrielles.

EDF (PA:) prend 2,13% après avoir publié un chiffre d’affaires en hausse de 6,2% sur un an au premier trimestre et qualifié de “difficiles” les discussions entre Paris et Bruxelles autour de son projet de réorganisation.

L’éditeur de jeux vidéo Ubisoft (PA:) perd 9,31% après des prévisions annuelles inférieures aux attentes des analystes en raison des investissements nécessaires au lancement de nouveaux titres.

Toujours à Paris, le marché sanctionne également la publication de CGG (PA:) (-12,87%).

TAUX/CHANGES

Le rendement du Bund allemand à dix ans cède un point de base à -0,174% après un pic de plus d’un an à -0,152% la veille.

Son équivalent américain est pratiquement inchangé autour de 1,618% dans l’attente des chiffres des prix à la consommation aux Etats-Unis. L’euro est orienté à la baisse face au dollar à 1,2124 (-0,18%) tandis que la monnaie américaine prend 0,15% contre un panier de devises internationales.

PÉTROLE

Les cours du brut sont en hausse grâce aux signes de reprise économique et aux prévisions optimistes concernant la demande. L’Agence internationale de l’énergie a déclaré ce mercredi que la production des pays de l’Opep+ était inférieure à la demande, d’environ 150.000 barils par jour (bpj), au deuxième trimestre et que le déficit devrait se creuser pour atteindre 2,5 millions de bpj d’ici la fin de l’année.

Le baril de gagne 1,08% à 69,29 dollars et celui du (West Texas Intermediate, WTI) prend 1,15% à 66,03 dollars.

(édité par Patrick Vignal)




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